Offres d'emploi Suisse

Chômage en Suisse 2026 : combien et combien de temps

La réponse courte

Le chômage suisse paie 70 % de votre salaire assuré, ou 80 % avec un enfant à charge ou un petit salaire, sur un salaire plafonné à 12’350 francs par mois. Il dure en règle générale de 200 à 520 indemnités journalières, soit environ 9 à 24 mois, selon votre âge et vos mois de cotisation. Condition de base : 12 mois cotisés sur les deux dernières années.

Ces règles fédérales (la loi sur l'assurance-chômage, LACI, et son ordonnance, OACI) sont les mêmes de Genève au Jura. Les pourcentages ne disent pourtant pas ce qui arrivera sur votre compte : les premiers jours ne sont souvent pas payés, le montant change d'un mois à l'autre et une erreur coûte des semaines d'indemnités. Nous suivons donc un cas jusqu'au franc près : une employée de commerce de 34 ans à Lausanne, sans enfant, licenciée pour fin janvier 2027 après trois ans dans la même entreprise, avec un salaire de 5’800 francs bruts versé douze fois par an.

Avez-vous droit au chômage ?

Oui, si vous étiez salarié et avez cotisé au moins 12 mois pendant les deux ans qui précèdent votre inscription. Cette période de deux ans s'appelle le délai-cadre de cotisation, et les 12 mois peuvent venir de plusieurs emplois (LACI, art. 13). Comptent aussi les mois où vous étiez sous contrat mais malade ou accidenté sans salaire, et le service militaire ou civil.

Les autres conditions (LACI, art. 8) : perdre au moins deux jours de travail et le salaire qui va avec, habiter en Suisse avec un permis valable, ne pas avoir atteint l'âge de la retraite AVS, être apte au placement (prêt, capable et autorisé à accepter un travail convenable) et suivre les règles de contrôle de l'ORP. Votre salaire n'est assuré que s'il atteint 500 francs par mois en moyenne (OACI, art. 40).

Si vous n'avez pas pu cotiser pendant plus de 12 mois à cause d'une formation, d'une maladie ou d'une maternité, ou si un divorce ou un décès vous oblige à reprendre un emploi, vous êtes libéré de cette condition (LACI, art. 14). Le droit est alors plus court, 90 indemnités, et calculé sur un forfait de 153, 127, 102 ou 40 francs par jour selon votre formation et votre âge (OACI, art. 41).

Notre employée lausannoise a cotisé sans interruption pendant les 24 derniers mois. Elle a donc droit au chômage, et la question suivante est celle qui compte : combien.

Combien touche-t-on au chômage ?

Vous touchez 70 % de votre gain assuré, ou 80 % dans trois cas. Le gain assuré, c'est votre salaire brut soumis à l'AVS, en moyenne sur les six derniers mois, ou sur les douze derniers si cette moyenne est plus élevée (OACI, art. 37). Il est plafonné au même niveau que l'assurance-accidents, soit 148’200 francs par an (OLAA, art. 22), donc 12’350 francs par mois. Ce que vous gagniez au-dessus n'est pas couvert.

Le taux passe à 80 % si vous avez une obligation d'entretien envers un enfant de moins de 25 ans, si vous touchez une rente AI d'au moins 40 %, ou si une indemnité à 80 % ne dépasserait pas 140 francs par jour (LACI, art. 22). La brochure du SECO « Être au chômage », édition 2026, traduit ce seuil en gain assuré : 3’797 francs par mois. Entre 3’797 et 4’340 francs, le canton de Fribourg indique une indemnité fixe de 140 francs par jour. Cette tranche évite qu'un salaire un peu plus haut donne une indemnité plus basse en passant de 80 à 70 %.

Le calcul se fait au jour. Votre gain assuré mensuel est divisé par 21,7, le nombre moyen de jours ouvrables dans un mois (OACI, art. 40a). La caisse paie ensuite cinq indemnités par semaine, du lundi au vendredi (LACI, art. 21). Un mois rapporte donc entre 20 et 23 indemnités, et le versement varie avec lui. Voici ce que cela donne sans enfant à charge :

Gain assuré par mois Taux Par jour Par mois, en moyenne
3’500 francs 80 % 129,03 2’800
4’000 francs 140 francs fixes 140,00 3’038
5’800 francs (notre exemple) 70 % 187,10 4’060
12’350 francs ou plus 70 % 398,39 8’645

Avec un enfant à charge, la dernière ligne monte à 455,30 francs par jour, environ 9’880 francs par mois. Vous recevez en plus un supplément correspondant aux allocations familiales, si personne d'autre ne les touche déjà pour le même enfant.

Tableau du canton de Fribourg : 80 % du gain assuré avec enfant de moins de 25 ans, rente AI d'au moins 40 % ou gain sous 3797 francs, 70 % sinon, 140 francs par jour entre 3797 et 4340 francs, gain assuré maximum 12'350 francs par mois
Le barème tel que le canton de Fribourg le publie, avec la tranche à 140 francs par jour entre 3’797 et 4’340 francs de gain assuré. Source : fr.ch, lu le 17 octobre 2026.

Tous ces montants sont bruts. La caisse retire la part salariale AVS/AI/APG, qui est de 5,3 % (mémento AVS 2.01), une part de la prime d'assurance-accidents non professionnels et une cotisation de prévoyance professionnelle qui couvre l'invalidité et le décès, mais pas la retraite (LACI, art. 22a). Les indemnités sont aussi un revenu imposable, puisqu'elles remplacent un salaire (LIFD, art. 23), et l'impôt à la source est retenu directement si vous y êtes soumis. Pour notre employée, les 4’060 francs d'un mois moyen deviennent environ 3’845 francs après l'AVS, avant les deux petites retenues et l'impôt.

Combien de temps dure le chômage ?

Entre 90 et 520 indemnités journalières, parfois 640, selon vos mois de cotisation et votre âge (LACI, art. 27). Avec 12 à 17 mois cotisés, vous avez droit à 260 indemnités. Dès 18 mois, à 400. Avec au moins 22 mois de cotisation, à 520 si vous avez 55 ans ou plus, ou si vous touchez une rente AI d'au moins 40 %. Avant 25 ans et sans enfant à charge, le plafond est de 200, quelle que soit la durée de cotisation.

Barres du nombre maximum d'indemnités : 90 si libéré des cotisations, 200 avant 25 ans sans enfant, 260 avec 12 à 17 mois de cotisation, 400 avec 18 à 24 mois, 520 dès 55 ans avec 22 mois, 640 à moins de 4 ans de la retraite avec 22 mois
Le nombre maximum d'indemnités selon votre situation, converti en mois. En rouge, le cas de notre exemple : 400 indemnités, environ 18 mois et demi.

Ces indemnités ne se touchent pas n'importe quand. Elles doivent tenir dans un délai-cadre d'indemnisation de deux ans, qui commence le premier jour où toutes les conditions sont réunies (LACI, art. 9). Ce délai court aussi les mois où vous ne touchez rien, et ce qui n'est pas utilisé au bout des deux ans est perdu. Deux ans, c'est environ 522 jours ouvrables : 400 indemnités laissent donc de la marge, 520 presque aucune.

Si vous tombez au chômage dans les quatre ans qui précèdent l'âge de la retraite AVS, vous recevez 120 indemnités de plus, et votre délai-cadre est prolongé jusqu'à la fin du mois qui précède le versement de la rente (OACI, art. 41b). Les jours de suspension, eux, sont retirés de votre total (LACI, art. 30).

Notre employée a 34 ans et 24 mois de cotisation. Elle a droit à 400 indemnités, soit 80 semaines ou environ 18 mois et demi, pour un total maximum d'environ 74’840 francs bruts. Ces indemnités ne commencent toutefois pas le premier jour.

Les jours d'attente : les premiers jours ne sont pas payés

Avant la première indemnité, vous observez un délai d'attente de 0 à 20 jours, selon votre gain assuré et vos enfants (LACI, art. 18). Seuls comptent les jours où vous remplissez toutes les conditions, et ce délai ne s'applique qu'une fois par délai-cadre (OACI, art. 6a). Le barème de la brochure du SECO, en gain assuré annuel :

Gain assuré par an Sans enfant de moins de 25 ans Avec enfant de moins de 25 ans
jusqu'à 36’000 francs 0 jour 0 jour
36’001 à 60’000 francs 5 jours 0 jour
60’001 à 90’000 francs 10 jours 5 jours
90’001 à 125’000 francs 15 jours 5 jours
plus de 125’000 francs 20 jours 5 jours

En mois, les seuils tombent à 3’000, 5’000, 7’500 et environ 10’417 francs. Des délais spéciaux s'ajoutent dans trois cas : 1 jour après un emploi saisonnier ou dans un métier où les contrats courts sont la règle, 5 jours si vous êtes libéré des cotisations après une maladie, un divorce ou un retour de l'étranger, et 120 jours si vous en êtes libéré après une formation. Ce dernier cas concerne surtout les jeunes diplômés, qui attendent ainsi plus de cinq mois.

Avec 5’800 francs par mois, notre employée a un gain assuré de 69’600 francs par an. Sans enfant, elle tombe dans la tranche des 10 jours, deux semaines entières sans indemnité.

Notre exemple, du premier jour au dernier franc

Notre employée est sans emploi dès le lundi 1er février 2027. Elle s'est inscrite à l'ORP pendant son délai de congé, ce qui est possible dès l'annonce du licenciement, et elle remplit toutes les conditions dès ce lundi. Ses dix jours d'attente couvrent donc les deux premières semaines de février. Les dix jours ouvrables suivants sont payés.

Calendrier de février 2027 : les jours ouvrables du 1er au 12 sont des jours d'attente non payés, du 15 au 26 des indemnités de 187,10 francs, soit 1871 francs bruts, puis les échéances de fin février, du 5 mars et du versement en mars
Le premier mois de notre exemple : dix jours d'attente, dix indemnités payées, puis les trois échéances qui suivent. Calculs et dates : les nôtres, selon la LACI et l'OACI.

Février ne lui rapporte donc que 1’871 francs bruts, versés en règle générale dans le courant de mars, avec un décompte écrit. Les mois suivants comptent 20 à 23 jours ouvrables et lui versent entre 3’742 et 4’303 francs bruts. Si elle touche ses 400 indemnités sans interruption, la dernière tombe fin août ou début septembre 2028 selon les jours fériés, à l'intérieur de son délai-cadre qui court jusqu'à fin janvier 2029.

Le même cas avec un enfant de moins de 25 ans change trois choses. Le taux passe à 80 %, soit 213,82 francs par jour et environ 4’640 francs par mois. Le délai d'attente tombe à 5 jours. Et le supplément pour enfant s'ajoute si l'autre parent ne touche pas déjà les allocations. Le nombre d'indemnités, lui, reste à 400. À 56 ans avec 22 mois de cotisation, il serait de 520.

Ces chiffres ne tiennent que si elle respecte ce que l'ORP attend d'elle, et cela commence avant même le premier jour.

S'inscrire à l'ORP à Genève, dans le canton de Vaud et ailleurs

Vous devez vous inscrire personnellement le plus tôt possible, au plus tard le premier jour pour lequel vous demandez une indemnité (LACI, art. 17). Rien ne vous empêche de le faire dès que vous recevez votre lettre de licenciement. Commencez aussi vos recherches pendant le délai de congé et gardez les preuves : l'ORP vous les demandera depuis le jour où vous avez su que vous perdiez votre emploi.

Dans le canton de Vaud, vous vous inscrivez en ligne sur la plateforme fédérale Job-Room ou au guichet de votre ORP, sans rendez-vous (vd.ch). Après une inscription en ligne, l'ORP vous appelle dans les 24 heures pour la finaliser. Restez joignable, sinon votre inscription risque de ne pas être traitée.

À Genève, l'inscription passe par l'Office cantonal de l'emploi (OCE), avec un formulaire en ligne sur ge.ch. Préparez une copie recto verso de votre pièce d'identité ou de votre permis, une copie de votre carte AVS ou d'assurance-maladie, un certificat médical si vous êtes en arrêt à 100 % et, si vous le souhaitez, votre lettre de licenciement. Seuls les dossiers complets sont traités, et la confirmation arrive dans les 5 jours ouvrables. Sans internet, le formulaire papier est disponible à l'OCE, rue des Gares 16.

À Fribourg, l'inscription se fait sur Job-Room avec votre numéro AVS (fr.ch). L'ORP vous envoie ensuite un courriel auquel vous devez répondre dans les 24 heures. En Valais, à Neuchâtel et dans le Jura, la règle fédérale est la même : en ligne ou au guichet de l'ORP compétent (OACI, art. 19).

L'ORP vous convoque ensuite à un premier entretien dans les 15 jours (OACI, art. 20a). Apportez votre certificat AVS ou votre carte d'assurance-maladie, une pièce d'identité et vos preuves de recherches. Au plus tard à cet entretien, vous choisissez une caisse de chômage, publique ou privée, qui calculera et versera vos indemnités. Ce choix vous lie pendant tout le délai-cadre (OACI, art. 28). Envoyez-lui la demande d'indemnité et les attestations de vos employeurs des deux dernières années. Ne traînez pas : les indemnités d'un mois que vous ne réclamez pas dans les 3 mois qui suivent sa fin sont perdues (LACI, art. 20).

Ce que l'ORP attend de vous chaque mois

Chaque mois, vous prouvez vos recherches d'emploi, vous remplissez le formulaire de la caisse et vous restez disponible. Les preuves de recherches doivent arriver à l'ORP au plus tard le 5 du mois suivant. Après ce délai, sans excuse valable, elles ne comptent plus (OACI, art. 26). Genève fixe un minimum de 8 recherches par mois (ge.ch). La page vaudoise ne donne pas de chiffre : demandez-le à votre conseiller dès le premier entretien. Les recherches doivent être ciblées, en répondant à des offres réelles. Les candidatures spontanées ne sont qu'un complément, selon la brochure du SECO.

À la fin du mois, vous envoyez à votre caisse le formulaire « Indications de la personne assurée ». Vous y déclarez tout ce qui change votre droit : un gain, une maladie, des vacances. L'ORP vous voit au moins tous les deux mois, et vous devez pouvoir être joint dans un délai d'un jour ouvré (OACI, art. 21).

Vous devez aussi accepter tout travail convenable. La loi dit ce qui ne l'est pas (LACI, art. 16) : un emploi payé moins de 70 % de votre gain assuré, sauf si l'assurance complète la différence, un trajet de plus de deux heures à l'aller et de plus de deux heures au retour sans logement possible sur place, des conditions inférieures aux usages ou à la convention collective. Avant 30 ans, un emploi sans rapport avec vos compétences peut vous être imposé. Pour notre employée, ces 70 % font 4’060 francs par mois. Un poste payé moins peut quand même lui être imposé, puisque la caisse comble alors une partie de l'écart : c'est le gain intermédiaire, expliqué plus bas.

Chaque fois que vous atteignez 60 jours de chômage contrôlé, vous gagnez 5 jours sans contrôle, l'équivalent de vacances, à annoncer deux semaines à l'avance (OACI, art. 27). En cas de maladie, annoncez-la à l'ORP dans la semaine. La caisse vous indemnise alors pendant 30 jours au plus par incapacité, et 44 indemnités au plus sur le délai-cadre (LACI, art. 28).

Les sanctions : ce que coûte un faux pas

Si vous manquez à une obligation, votre droit est suspendu de 1 à 60 jours, et ces jours sont retirés de votre total d'indemnités. La loi en prévoit plusieurs : le chômage par votre propre faute, des recherches insuffisantes, une convocation ou une mesure manquée, et des informations fausses ou incomplètes.

L'ordonnance gradue la durée selon la faute (OACI, art. 45) : de 1 à 15 jours pour une faute légère, de 16 à 30 pour une faute moyenne, de 31 à 60 pour une faute grave. Est grave le fait de quitter un emploi convenable sans être assuré d'en avoir un autre, ou de refuser un emploi convenable, sans motif valable. Les suspensions répétées durent plus longtemps, et celles des deux dernières années comptent.

Pour notre employée, l'addition est simple. Une suspension de 31 jours lui coûte 31 × 187,10 francs, soit 5’800 francs : exactement un mois de son ancien salaire. Une suspension de 60 jours lui coûterait 11’226 francs. Le guide de l'ORP vaudois le rappelle : donner soi-même son congé sans avoir de nouvel emploi est considéré comme une faute grave.

Une décision se conteste par une opposition dans les 30 jours, une procédure gratuite (LPGA, art. 52) dont la marche à suivre figure sur la décision. Pour un décompte d'indemnités, demandez d'abord une décision écrite dans les 90 jours qui suivent sa réception.

Le gain intermédiaire : un petit travail rapporte plus

Prendre un emploi moins bien payé pendant le chômage augmente votre revenu total. Le salaire de ce travail s'appelle un gain intermédiaire, et l'assurance vous verse 70 % ou 80 % de la différence entre votre gain assuré et ce salaire (LACI, art. 24). Le travail doit être payé selon les usages de la profession et de la région.

Prenons notre employée. Un mois, elle accepte une mission temporaire qui lui rapporte 2’000 francs bruts. La caisse lui verse alors 70 % de 3’800 francs (5’800 moins 2’000), soit 2’660 francs. Elle termine le mois avec 4’660 francs bruts au lieu de 4’060. Ces mois de travail comptent en plus comme mois de cotisation, utiles si elle doit un jour ouvrir un nouveau délai-cadre. Une mission temporaire est une façon simple de trouver ce genre de revenu.

Il y a une limite. Sans enfant de moins de 25 ans et avant 45 ans, la compensation vaut pour les douze premiers mois d'une même activité. Avec un enfant à charge ou dès 45 ans, elle dure jusqu'à la fin du délai-cadre. Annoncez toujours ce travail à l'ORP et à la caisse avant de commencer.

Avant votre dernier jour de travail

Vérifiez d'abord votre délai de congé. Sauf autre accord dans votre contrat ou une convention collective, il est d'un mois pour la fin d'un mois pendant la première année de service, de deux mois de la deuxième à la neuvième année, puis de trois mois. Si vous doutez que ce délai soit respecté, écrivez tout de suite à votre employeur, par lettre recommandée, que vous voulez continuer à travailler : la brochure du SECO le demande.

Ne démissionnez pas sans contrat signé ailleurs. Inscrivez-vous à l'ORP avant votre premier jour sans emploi, demandez les attestations de vos employeurs des deux dernières années et choisissez votre caisse. Côté assurance-accidents, vous restez couvert pendant 31 jours après la fin de votre droit à au moins un demi-salaire, puis par la Suva tant que vous touchez des indemnités.

Surtout, cherchez dès maintenant et notez chaque candidature, avec sa date et l'entreprise : ces preuves comptent pour votre droit, et un emploi trouvé pendant le délai de congé vous épargne les jours d'attente. Les offres du moment sont sur nos pages Genève et canton de Vaud.

Questions fréquentes

Peut-on toucher le chômage après avoir démissionné ?
Oui, si vous remplissez les autres conditions, mais quitter un emploi convenable sans avoir de nouveau poste est en principe une faute grave, sauf motif valable. Elle coûte 31 à 60 jours de suspension, retirés de votre total d'indemnités. L'ordonnance prévoit une exception quand on ne pouvait pas exiger de vous que vous gardiez cet emploi.
Un frontalier qui habite en France touche-t-il le chômage suisse ?
En principe non. Si vous habitez à l'étranger et avez travaillé en Suisse, c'est votre pays de résidence qui vous indemnise, selon son propre droit. Adressez-vous au service de l'emploi de votre pays de résidence, pas à un ORP.
Les indépendants ont-ils droit au chômage en Suisse ?
Non. Les indépendants ne cotisent pas à l'assurance-chômage et n'y ont pas droit. Les salariés qui dirigent leur propre SA ou Sàrl, comme administrateurs ou associés, n'y ont pas droit non plus tant qu'ils peuvent influencer les décisions de l'entreprise, ni leur conjoint ou partenaire enregistré employé dans la même entreprise.
Que se passe-t-il quand le droit au chômage est épuisé ?
Un nouveau délai-cadre de deux ans ne s'ouvre que si vous avez de nouveau cotisé au moins 12 mois dans la nouvelle période de deux ans, par exemple avec un emploi ou des gains intermédiaires. Sinon, l'assurance-chômage ne verse plus rien et il faut vous tourner vers les services sociaux de votre commune ou de votre canton.