Reconversion professionnelle en Suisse : les aides en 2026

L’essentiel en bref

Une reconversion en Suisse se finance rarement d’une seule source. Le bilan est souvent gratuit (viamia dès 40 ans, orientation publique à Genève), Genève donne 750 francs par an pour un cours, la Confédération rembourse la moitié des cours de brevet, et le chômage, l’AI ou une bourse prennent le relais selon votre situation.

Il n’existe pas de compte formation national comme en France. L’argent vient de quatre guichets qui ne se parlent pas toujours : votre canton, la Confédération, l’assurance-chômage et l’assurance-invalidité. Chacun a sa porte d’entrée, ses délais et ses refus typiques, et c’est l’ordre dans lequel vous les approchez qui décide souvent de ce que vous toucherez. Ce guide part donc de votre situation, pas de la liste des aides. Nous avons vérifié chaque montant et chaque condition dans la loi ou sur la page officielle qui la fixe, pour Genève et Vaud surtout, avec les règles fédérales qui valent partout.

Schéma en quatre cas. Emploi : orientation cantonale et viamia, puis chèque genevois, brevets, impôts, employeur. Chômage : ORP, cours et AFO. Santé : office AI, reclassement. Expérience sans diplôme : CFC par l’article 32 ou la VAE.
Les quatre situations de départ, le premier interlocuteur et les financements qu’il peut ouvrir. Synthèse de la LACI, de la LAI, de l’OFPr et de la LFCA genevoise.

Faire le point avant de payer quoi que ce soit

Commencez par un entretien d’orientation public : il est gratuit à Genève pour les contribuables du canton, gratuit partout avec viamia dès 40 ans, et il oriente vers les bonnes aides. Les bilans privés coûtent cher et ne sont utiles qu’ensuite, si vous avez besoin d’un document précis.

À Genève, la porte d’entrée est la Cité des métiers, rue Prévost-Martin 6, qui dépend de l’Office pour l’orientation, la formation professionnelle et continue (OFPC). Vous y passez sans rendez-vous pour un court entretien, puis le conseiller vous propose si besoin une consultation d’orientation pour adultes avec un psychologue conseiller en orientation. Selon la Cité des métiers, cette consultation est gratuite pour les contribuables genevois. Sans domicile à Genève, vous montrez une fiche de salaire de l’année en cours.

Dans le canton de Vaud, l’orientation des adultes relève de l’Office cantonal d’orientation scolaire et professionnelle (OCOSP), rattaché à la Direction générale de l’enseignement postobligatoire (DGEP). Vous appelez le centre d’orientation de votre région ou remplissez une demande en ligne. Ces centres proposent trois formes de bilan : de carrière, de réorientation et d’analyse des compétences (vd.ch). La page cantonale ne publie pas de tarif pour ces consultations : demandez-le au moment de prendre rendez-vous.

Si vous avez 40 ans ou plus, demandez viamia. C’est un bilan professionnel gratuit : un ou plusieurs entretiens avec un conseiller, qui se terminent par des étapes concrètes pour la suite. Dans le canton de Vaud, vous remplissez d’abord un questionnaire en ligne et envoyez votre CV à jour. Il a été lancé avec un financement fédéral, et depuis 2026, ce sont les cantons qui le paient. Il est offert partout sauf en Argovie. Une condition revient dans tous les cantons : vous n’y avez pas droit si l’assurance-chômage, l’AI ou l’aide sociale vous offrent déjà une prestation semblable. Vaud demande aussi d’habiter le canton (vd.ch), Genève d’y habiter ou d’y payer ses impôts.

Le bilan de compétences privé a sa place quand une formation l’exige ou quand vous voulez un dossier complet. Le Bilan-Portfolio reconnu par l’ARRA, l’association pour la reconnaissance des acquis, demande 20 à 30 heures en groupe et 30 à 100 heures de travail personnel. Les prix varient selon le prestataire. À Genève, le CEBIG affiche 2’000 francs plus TVA, ou 750 francs plus TVA si vous travaillez pour une entreprise genevoise, grâce à une subvention. Ce même tarif réduit montre déjà la logique genevoise : beaucoup d’aides passent par votre statut de salarié ou de contribuable dans le canton.

Transformer votre expérience en CFC

Si vous exercez depuis des années un métier sans en avoir le diplôme, le plus court chemin est souvent la certification pour adultes. La règle fédérale est simple : une personne qui a appris son métier hors d’une filière réglementée est admise aux examens du CFC avec au moins cinq ans d’expérience professionnelle (OFPr, art. 32). C’est la voie dite « article 32 ». La deuxième voie, la validation des acquis de l’expérience (VAE), remplace l’examen par un dossier qui prouve vos compétences. Elle n’existe que dans certains métiers.

À Genève, la certification passe par l’OFPC. Il faut avoir habité le canton ou y avoir payé des impôts pendant au moins 12 mois sans interruption, avoir travaillé au moins cinq ans en tout, dont plusieurs années dans le métier visé, et être disponible pour suivre des cours ou un parcours de VAE. L’OFPC paie les cours et les examens. Restent à votre charge les livres, les licences de logiciel, les trajets, les outils et les habits de travail.

Dans le canton de Vaud, la DGEP demande d’habiter le canton, ou d’y travailler si vous êtes frontalier, et au moins cinq ans d’expérience à plein temps, dont deux à cinq dans le métier visé selon l’ordonnance de chaque profession (vd.ch). Il faut aussi un français de niveau B1 pour un CFC, A2 pour une AFP. Le canton recommande de déposer votre dossier au plus tard au printemps pour les classes qui commencent en août. Un dossier plus tardif risque d’attendre la rentrée suivante.

Cette voie n’est pas marginale. Un article publié par l’office d’orientation vaudois compte 1’333 personnes de plus de 25 ans certifiées en 2024, contre 1’110 en 2021, dont 60 % par l’article 32 ou la VAE, avec un âge moyen de 39 ans. Il cite une restauratrice qui a obtenu son CFC par l’article 32 après douze ans de métier, avec neuf mois de cours un lundi par semaine, et un logisticien arrivé d’Italie à 20 ans qui est passé par la VAE : environ 250 heures pour son dossier, avec neuf mois d’accompagnement. Le CFC en poche, une reconversion vers un poste de cadre ou un brevet devient possible, et c’est là que la Confédération intervient.

Brevet ou diplôme fédéral : la moitié vous revient

La Confédération rembourse 50 % des frais d’un cours préparatoire à un examen professionnel fédéral (brevet) ou à un examen professionnel supérieur (diplôme), dans une limite de 19’000 francs de frais pour un brevet et 21’000 pour un diplôme (OFPr, art. 66f). Le remboursement maximum est donc de 9’500 ou de 10’500 francs. Cette aide vaut dans toute la Suisse et ne dépend pas de votre revenu.

Barres pour cinq cours de brevet : 3’000 francs donnent 1’500 remboursés, 8’000 en donnent 4’000, 14’000 en donnent 7’000, 19’000 en donnent 9’500, et 26’000 aussi 9’500, avec 16’500 francs à votre charge.
Ce que la subvention fédérale rembourse selon le prix du cours préparatoire à un brevet. Au-delà de 19’000 francs de frais, le montant ne monte plus. Nos exemples, calculés selon l’OFPr.

Les conditions sont précises (OFPr, art. 66c). Le cours doit figurer sur la liste officielle des cours préparatoires l’année où il commence, coûter plus de 1’000 francs au total et avoir commencé au maximum sept ans avant le résultat de l’examen. Vous devez avoir votre domicile fiscal en Suisse au moment de ce résultat et déposer la demande dans les deux ans. Seuls comptent les frais de cours que vous avez payés vous-même : pas les trajets, les repas ni les nuits d’hôtel. Le piège est financier : en règle générale, vous avancez tout l’argent et l’aide arrive après l’examen. Si vous payiez moins de 88 francs d’impôt fédéral direct selon votre dernière taxation, vous pouvez demander une partie de la subvention avant l’examen, pour plus de 3’500 francs de frais par demande (art. 66e).

Dans le canton de Vaud, la fondation FONPRO rembourse en plus une partie de ce que vous avez payé vous-même, si vous êtes salarié d’une entreprise vaudoise au moment de la demande. Ses directives fixent 25 % des frais de cours, au plus 2’500 francs, et la taxe de l’examen final, jusqu’à 3’000 francs. Les indépendants et les personnes au chômage n’y ont pas droit. À Genève, le levier pour les cours plus courts est un autre : le chèque annuel de formation.

Salarié à Genève : le chèque annuel de formation

Le chèque annuel de formation, ou CAF, paie jusqu’à 750 francs par an d’un cours utile à votre métier, soit le prix de 40 heures de cours (LFCA, art. 9A). Il se cumule sur trois ans au maximum. Pour un cours qui fait partie d’une formation qualifiante, comme la préparation d’un CFC, d’un brevet ou d’un autre titre reconnu, ou pour un cours de base en lecture, écriture, calcul ou informatique, l’État peut payer d’un coup jusqu’à 2’250 francs, soit trois chèques, pour 120 heures de cours. Pour un cours de langue ou d’informatique sans examen reconnu à la fin, le plafond tombe à 500 francs.

Y ont droit les adultes domiciliés et contribuables à Genève depuis au moins un an, mais aussi les titulaires d’un permis frontalier depuis au moins un an, et les Suisses d’une zone frontalière qui travaillent dans le canton depuis un an. La limite de revenu porte sur le revenu déterminant unifié (RDU), qui additionne vos revenus, les aides reçues et un quinzième de votre fortune. Elle est de 72’000 francs pour une personne seule et de 116’000 francs pour un couple marié ou en partenariat enregistré, plus 8’000 francs par enfant à charge (conditions sur ge.ch).

La demande se fait en ligne avec votre numéro AVS, et toujours avant le début du cours. Avec un compte e-démarches, la décision peut arriver tout de suite. Sinon, une lettre suit dans les 10 jours (ge.ch). Le chèque n’est pas de l’argent versé sur votre compte : vous donnez votre numéro de référence à l’école, qui déduit le montant du prix et se fait rembourser par l’État (questions-réponses sur le CAF). L’école doit donc être reconnue par l’État pour ce chèque. Demandez-lui si elle l’accepte avant de vous inscrire, pas après.

Le CAF suffit pour un module ou une remise à niveau. Pour une vraie reconversion de plusieurs années, il faudra un revenu pendant la formation, et c’est là que le chômage ou une bourse entrent en jeu.

Au chômage : ce que l’ORP finance, et ce qu’il refuse

L’assurance-chômage paie des cours de reconversion, mais seulement s’ils vous aident à retrouver un emploi. La loi cite expressément les « cours individuels ou collectifs de reconversion » parmi les mesures de formation (LACI, art. 60). Elles visent les assurés dont le placement est difficile pour des raisons liées au marché du travail (LACI, art. 59). Une envie de changer de voie ne suffit pas : c’est votre conseiller ORP qui juge si votre ancien métier offre encore des débouchés.

L’ordre des démarches compte. Si vous trouvez vous-même un cours, déposez une demande motivée à l’ORP au plus tard dix jours avant son début. Si vous la déposez après le début du cours, sans excuse valable, l’assurance ne paie qu’à partir de la date de la demande (OACI, art. 81e). Pendant un cours approuvé, vous n’êtes pas obligé d’être disponible pour un emploi si le cours l’exige. Après 50 ans, vous pouvez suivre des mesures de formation jusqu’à la fin de votre délai-cadre, même quand vos indemnités sont épuisées. Le calcul des indemnités elles-mêmes, leur durée et les obligations envers l’ORP sont dans notre article sur le chômage en Suisse.

L’allocation de formation : un apprentissage payé jusqu’à 3’500 francs

Pour les adultes sans diplôme, l’assurance-chômage a un outil plus puissant et peu connu : l’allocation de formation (AFO). Elle permet de faire un apprentissage complet, jusqu’à trois ans, avec un revenu proche d’un salaire. Il faut avoir au moins 30 ans et ne pas avoir de formation professionnelle reconnue en Suisse, ou avoir de grandes difficultés à trouver un emploi dans la sienne (LACI, art. 66a). Les titulaires d’un diplôme d’une haute école ou d’une haute école spécialisée, et ceux qui ont réussi un brevet ou un diplôme fédéral, en sont exclus. Genève l’ouvre dès 25 ans sur dérogation.

Le principe : vous signez un contrat d’apprentissage avec une entreprise formatrice. L’employeur vous paie en règle générale le salaire d’apprenti de dernière année, et l’assurance complète la différence jusqu’à 3’500 francs par mois au maximum (OACI, art. 90a). Votre délai-cadre est prolongé jusqu’à la fin de la formation, et vous n’avez plus à chercher un emploi. La demande se dépose huit semaines avant le début de l’apprentissage. À Lausanne, l’ORP précise que l’allocation est renouvelée chaque année, deux mois avant la nouvelle année de formation.

Genève a ajouté à la rentrée 2024 un complément cantonal de 800 francs bruts par mois, pour un revenu de 4’300 francs pendant toute la formation (annonce du Conseil d’État). Il s’agit d’un projet pilote. En février 2026, l’État présentait encore une personne en apprentissage qui le touchait, mais aucune date de fin n’est publiée : demandez à l’OCE s’il s’applique à votre contrat. La vraie difficulté est ailleurs : c’est à vous de trouver la place d’apprentissage. Les entreprises vaudoises qui forment publient aussi leurs places d’apprentissage. Si c’est votre santé, et non le marché, qui vous oblige à changer, l’interlocuteur n’est plus l’ORP.

Quand la santé impose le changement : l’AI

L’assurance-invalidité paie un reclassement dans une nouvelle profession si votre atteinte à la santé le rend nécessaire et que cette mesure permet, selon toute vraisemblance, de maintenir ou d’améliorer votre capacité de gain (LAI, art. 17). Avant cela, elle peut financer une orientation professionnelle si votre état rend difficile votre ancien travail (art. 15). Si la mesure vous empêche de travailler au moins trois jours de suite, ou si votre incapacité de travail atteint 50 % (art. 22), vous touchez une indemnité journalière de base de 80 % du revenu de votre dernière activité exercée sans problème de santé, dans la limite d’un plafond (art. 23).

Le seuil n’est pas écrit dans la loi, mais dans la jurisprudence. Le Tribunal fédéral le rappelle dans un arrêt du 15 février 2018 (9C_23/2018) : le droit au reclassement suppose une perte de capacité de gain d’environ 20 %. Dans cette affaire, un vigneron blessé à la cheville avait déjà bénéficié de deux formations d’employé de commerce payées par l’AI, toutes deux interrompues. Avec un taux d’invalidité de 18 % et des doutes sur sa capacité à finir, il n’a pas obtenu de troisième mesure. Deux leçons : sous ce seuil, l’AI n’est pas la bonne porte, et une mesure abandonnée pèse sur la suivante.

N’attendez pas une rente pour vous annoncer. Vous pouvez signaler vous-même votre cas à l’office AI de votre canton dès que vous êtes en incapacité de travail ou menacé de l’être longtemps (art. 3b). L’office décide dans les 30 jours si des mesures précoces sont indiquées. Il peut aussi vous conseiller, ainsi que votre employeur, avant toute demande formelle. Pour ceux que ni l’AI ni le chômage ne couvrent, il reste les bourses.

Les bourses quand on a déjà un métier

Les bourses cantonales ne sont pas réservées aux étudiants de 20 ans, mais pour un adulte elles exigent de prouver que la reconversion est nécessaire. Genève a pour cela une bourse de reconversion professionnelle, qui peut atteindre 41’830 francs par an, plus 4’000 francs par enfant à charge. Le plafond est élevé parce que cette bourse doit aussi couvrir votre entretien pendant la formation.

Page de l’État de Genève : conditions de la bourse de reconversion (25 ans, première formation et un an de métier, ou cinq ans d’expérience à 100 %, reconversion nécessaire, projet menant à l’emploi) et plafonds, dont 41’830 francs par an.
Les conditions additionnelles de la bourse de reconversion genevoise et ses plafonds annuels. Source : ge.ch, lu le 20 octobre 2026.

Les conditions s’ajoutent à celles de toute bourse genevoise, qui portent surtout sur le domicile (ge.ch). Il faut avoir au moins 25 ans, avoir terminé une première formation et exercé le métier au moins un an, ou compter cinq ans d’expérience à plein temps. Il faut aussi démontrer la nécessité de la reconversion, pour des raisons de santé, de conjoncture économique ou d’évolution du marché du travail, et viser une formation qui mène à l’emploi. Déposez la demande au plus tard six mois après le début de l’année scolaire. Elle est acceptée dès le mois de mai qui précède, et la déposer tôt facilite son traitement.

Le canton de Vaud n’a pas de bourse de reconversion distincte, mais sa règle générale s’adapte. Une bourse n’est en principe versée que pour un titre plus élevé que celui que vous avez déjà. Une exception vise justement la reconversion rendue nécessaire par la santé ou la conjoncture économique, preuves à l’appui (vd.ch). Si votre cas n’entre dans aucune de ces exceptions, un prêt peut être envisagé, à rembourser après la formation. Si vos parents n’habitent pas le canton, vous pouvez quand même demander une bourse vaudoise si vous y habitez depuis au moins deux ans et que votre travail vous rend financièrement indépendant après une première formation.

Par où commencer

Prenez d’abord rendez-vous pour un entretien d’orientation public, ou pour viamia si vous avez 40 ans ou plus. C’est souvent gratuit, et le conseiller vous dira laquelle des portes ci-dessus est la vôtre. Si vous êtes au chômage, parlez de votre projet à votre conseiller ORP avant de signer quoi que ce soit avec une école. Si votre santé est en cause, annoncez-vous à l’office AI sans attendre une décision médicale définitive.

Ensuite, faites les comptes avant de démissionner. Combien coûte la formation, combien de mois sans plein salaire, et quelle part couvrent le CAF, la subvention fédérale ou une bourse ? Comparez aussi le salaire du métier visé avec le vôtre, grâce à nos chiffres sur les salaires en Suisse romande. Un emploi à temps partiel permet souvent de se former sans couper tout revenu, et il compte pour les années d’expérience exigées par le CFC pour adultes.

Enfin, préparez la façon de raconter votre changement. Un recruteur lit une reconversion comme un risque tant que vous ne lui montrez pas ce que vous apportez de votre ancien métier. Notre guide de la lettre de motivation montre comment le dire en quelques lignes.

Questions fréquentes

Le chômage paie-t-il une reconversion si je démissionne pour changer de métier ?
Rarement. Quitter un emploi convenable sans en avoir un autre est en principe une faute grave, punie de 31 à 60 jours de suspension des indemnités. Ensuite, l’ORP ne finance un cours que s’il améliore vos chances de retrouver un emploi sur le marché actuel. Une envie de changer ne suffit pas : négociez plutôt une formation en cours d’emploi, ou faites d’abord un bilan.
Faut-il réussir l’examen pour toucher la subvention fédérale sur un brevet ?
Non. Il faut s’être présenté à l’examen professionnel fédéral ou à l’examen supérieur, mais la décision de réussite ou d’échec suffit pour déposer la demande. Vous avez deux ans après cette décision pour l’adresser au SEFRI, avec les factures et l’attestation de paiement de l’école.
Les frais de reconversion sont-ils déductibles des impôts ?
Oui, pour l’impôt fédéral direct, jusqu’à 13’000 francs par an, si vous avez déjà un diplôme du secondaire II, comme un CFC ou une maturité, ou si vous avez au moins 20 ans et visez un autre diplôme qu’un premier titre de ce niveau. Une formation payée par votre employeur n’est pas imposée comme un salaire. Les cantons ont leurs propres plafonds : vérifiez celui de votre déclaration.
Y a-t-il un âge limite pour se reconvertir ?
Pas pour le CFC pour adultes ni pour la subvention fédérale des brevets. Certaines aides ont en revanche un âge minimum : 25 ans pour la bourse de reconversion à Genève, 30 ans pour l’allocation de formation du chômage, sauf dérogation, et 40 ans pour le bilan gratuit viamia. Le canton de Vaud ne fixe pas d’âge limite pour ses bourses sur sa page officielle.

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